Le mois de Novembre s’achève, la vigne a pris ses couleurs d’automne et en cave les vins vont entamer leur élevage. Il est grand temps pour nous de revenir sur le millésime et les vendanges 2019!

Décidément, les années se suivent mais ne se ressemblent pas! Les épisodes cévenoles de l’automne 2018 ayant été particulièrement importants (on se souvient des terribles inondations de mi Octobre 2018), les réserves en eau pour l’année 2019 étaient largement reconstituées. L’hiver fût particulièrement doux avec un record de température à 25°C en plein mois de février. Ainsi nos parcelles les plus précoces de Merlot et Grenache ont commencé à débourrer aux premiers jours de mars soit avec 15 jours d’avance par rapport à l’année précédente. Le printemps 2019 fut précoce et sec contrairement à 2018. Le Cers soufflant fort, la pression des maladies fût minimale et l’état sanitaire remarquable dans les vignes. L’année 2019 aura surtout été marquée par les chaleurs caniculaires de juin et juillet. Les pics de chaleurs de fin juin nous ont particulièrement donné du souci et nous craignions de voir les degrés s’emballer alors que la maturité semblait tarder.

Dégustation des moûts de rosé Le 29 août, José, le nouveau Maître de chai de la Cendrillon lance le départ des vendanges en ramassant les premiers blancs: Albarino, Verdejo et Petit Manseng en cagette tout d’abord pour conserver la fraîcheur et leur acidité naturelle. Finalement, les jus se révèlent très aromatiques et vifs. Deux épisodes pluvieux les 9 et 10 Septembre puis le 20 Septembre ont permis aux baies de reprendre un peu de volume, le soleil et la chaleur des jours qui suivirent nous assurèrent une belle maturité.

En cave, le millésime 2019 se révèle très floral pour les Syrahs, les Grenaches tout en délicatesse et les Mourvèdres plus concentrés et épicés. Les pH naturellement bas promettent une bonne buvabilité et les tanins des Mourvèdre de beaux potentiels d’élevage. Nous avons fait le choix cette année de privilégier des cuvaisons courtes, les vins étant naturellement chargés en tanins et nous avons décuvé notre Mourvèdre du Payral, toujours le plus tardif mi-octobre. Les blancs ont rejoints leurs foudres autrichiens dans le chais d’élevage et les rouges terminent la fermentation malolactique en cuve avant d’être entonnés eux-aussi début janvier.

 

 

 

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